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11 mars 2013

Pour la défense des auto-entrepreneurs

Avec son chiffre d'affaires plafonné, son exonnération de TVA et son taux unique de cotisation sociale obligatoire, la formule "autoentrepreneur"mise en place par Sarkozy n'est qu'un rafraichissement du "régime micro" plus ancien. Pour les entreprises (surtout naissantes) Tout ce qui va dans le sens d'un allègement des formalités est bon.

C'est pourquoi on ne peut que s'étonner que monsieur Chevrollier parte en guerre contre les "auto-entrepreneurs" du bâtiment, relayant en cela une campagne de calomnie menée de longue date par certaines organisations professionnelles patronales pas très indépendantes qui disputent en cela la palme du conservatisme à la CGT.

Le mystère de l'affaire, c'est que c'est précisément là ou le régime est le plus entravé qu'il est le plus attaqué. En effet, il est pénalisant d'être exonéré de TVA dans un secteur dont l'activité est soutenue par le maintien du taux réduit de TVA. Il est aussi pénalisant d'avoir un chiffre d'affaire plafonné dans une activité qui nécessite du matériel lourd. Le régime autoentrepreneur n'est donc viable dans le bâtiment que pour des cas spécifiques rarissimes.

On peut donc se poser des questions : Cette charge contre les autoentrepreneurs du bâtiment vise-t-elle une ènième diversion en sacrifiant un bouc émissaire facile ou est-elle un signe annonciateur de la fin du taux réduit de TVA ?

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