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12 septembre 2013

Réactions convergentes

Dissolution des valeurs morales, récession économique, implosion démographique, panne de l'enseignement... notre pays traverse une crise totale, une crise vitale. Il y a quelques mois, Dominique Venner avait voulu à sa façon tirer le signal d'alarme. Il y a quelques jours, à l'autre bout du paysage politique et intellectuel Français, un enseignant a tiré lui aussi, sur le même mode tragique, le même signal avec la même intention de réveiller un peuple endormi. Son cri sera-t-il entendu ?

Déception d'un ingénieur ayant choisi d'interrompre sa carrière pour devenir enseignant : "Même si le niveau enseigné était bien bas de mon point de vue, ma compétence était au service des élèves et je me sentais à ma place."

La mammouth paralysé : "J’ai un groupe de 16 élèves et un autre de 15 dans une salle qui est déjà trop étroite pour recevoir proprement 14 élèves en travaux pratiques et avec un matériel réduit qui ne me permets qu’un choix très restreint de sujets. La phase passée en projet sera cauchemardesque pour l’enseignant et la fraction d’élèves sérieux. Le dernier mois de cette année de première sera passé en activités plus classiques. A la rentrée 2012 les élèves sont maintenant en terminale, j’ai les tables de travail prévues dans une salle provisoire de 80 m2 au lieu des 140 m2 prévus. Il est difficile de bouger, le travail en travaux pratiques reste possible et je couvre ainsi la partie communication réseau de référentiel au moyen d’un logiciel de simulation. Je ne dispose pas du matériel support. On me bricole une salle de 150 m2 à partir de deux salles de cours séparées par un couloir et j’attaque les projets dans ces conditions. Le couloir sera abattu aux vacances de février."

Trahison des syndicats : "Cela fait plus d’un an que je me plains à mon syndicat de cet état de fait. Pas un seul compte-rendu ni localement sur Marseille ni à un plus haut niveau n’en fait mention. Je suis tout seul à avoir des problèmes de conscience. Ou alors le syndicat est activement complice de l’état de fait, le responsable local me dis : « mais non Pierre tu n’es pas tout seul ». En attendant je ne vois aucune réaction et ce chez aucun syndicat. Que penser ? Soit nous sommes muselés, soit je suis le dernier idiot dans son coin."

Le naufrage global de l'éducation nationale : "Aujourd’hui les élèves bachelier maitrisent mal la langue, ne savent plus estimer des chiffres après 12 ans d’études. Cherchez l’erreur. La réponse de l’institution est : « oui mais les élèves savent faire d’autres choses ». Je suis bien placé dans ma spécialité pour savoir que cela n’est pas vrai ! Les élèves ne maitrisent rien ou presque des techniques numériques d’aujourd’hui. Tout ce qu’ils savent faire est jouer et surfer sur internet. Cela ne fait pas un compétence professionnelle. Les médias nous rabattent les oreilles sur la perte de compétitivité du pays en laissant entendre que le coût du travail est trop élevé. Cette présentation pèche par une omission grave. La réalité est que le travail en France est trop cher pour ce que les travailleurs sont capables de faire véritablement. Et là la responsabilité de l’éducation nationale est écrasante. Qui osera le dire ?"

Le texte est ici dans son intégralité.

Ce cri, fut-il lancé par un enseignant de gauche, sonne comme un écho à celui de Dominique Venner. Notre combat s'inscrit comme une réponse à cet appel : Sur les champs de ruine semées par les utopies, le programme du Parti de la France c'est le retour au réel.


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