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29 janvier 2016

L'enfumage sécuritaire de monsieur Hollande

Le gouvernement socialiste envisage d’inscrire dans la constitution la déchéance de la nationalité. L’idée peut séduire notre aspiration sécuritaire, elle est même faite pour cela. Voyons un peu à tête froide de quoi il s’agit :

 Rappelons que la constitution est la loi fondamentale du peuple français et qu’elle définit donc les piliers de la vie politique. Par exemple, jamais des réalités aussi sérieuses que le mariage (qui le mériterait) et la peine de mort n’ont été inscrites dans la constitution.

 

 Qu’est ce que la nationalité ?

La nationalité, c’est l’appartenance à la nation française, à la grande famille du peuple français. Comme toute famille, le peuple  français est susceptible d’adopter des enfants nés ailleurs ; cela s’appelle dans ce cas une naturalisation.  Vu sous cet angle, une naturalisation est un acte d’adoption. Or on ne peut pas « désadopter ». L’acte d’adoption  n’est pas contractuel. Bien au contraire, l’adoption  est un engagement unilatéral de l’adoptant envers l’adopté. Qui confirait un enfant à l’adoption si les adoptants s’octroient le droit unilatéral de renier l’adopté ? Quand un enfant, fut-il adopté, pose problème, on lave son linge sale en famille. Il en va de même dans la vie des nations.

 La déchéance de la nationalité ne peut donc pas constituer un fondement essentiel digne de figurer dans la loi fondamentale sans dévaloriser la notion même de nationalité. La nationalité n’est pas un attribut facultatif, elle est constitutive de l’identité d’une personne. Elle n’est pas une récompense mais un lien fait de devoirs réciproques entre la communauté nationale et ses membres mais aussi entre communautés nationales. En outre, si la France accueille des immigrés, en fait des terroristes et les rend à leur pays d’origine, quel message envoyons nous aux autres peuples ?

 

Que faire des terroristes ?

La sanction judiciaire vaut réparation à l’égard du corps social et doit garantir la sécurité dans l’avenir. Par conséquent la peine doit être proportionnée à la faute et permettre de neutraliser le risque d’une éventuelle récidive. A faute exceptionnellement grave, sanction exceptionnellement grave. Dans le cas de terrorisme actif ou de complicité,  Le recours aux travaux forcés ou à la peine capitale pourrait être approprié.

Evidemment, une personne qui ment pour obtenir la nationalité la vole. Celle-ci peut donc lui être retirée, pas besoin de changer la constitution pour cela. Sarkozy avait fait la loi sur le voile, inutile sur le plan juridique mais efficace comme artifice de communication. Hollande fait de même avec sa déchéance de nationalité.

 

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